NINE, le film, m’a bouleversée.

J’ai eu une révélation sur la création, sa difficulté, sur le fait que les créateurs pillent la tête et le coeur de ceux qu’ils aiment.  Ils prennent, cherchent, butinent pour qu’en sorte un chef d’oeuvre.  La fin où il fait la paix avec l’enfant qu’il a été, les femmes qui ont traversé sa vie, est très belle.  C’est là que sa quête s’arrête:  alors qu’il cherchait ailleurs, c’était en lui.  Dedans.

Ce type était un génie, compliqué, créatif.  Comme Picasso et d’autres.  Il a laissé une oeuvre trouble, il s’est auto-psychanalisé à travers ses films comme d’autres à travers leurs tableaux.  Marion Cotillard est étonnante et touchante en Giulietta Masina, ses chansons très fortes.  J’ai acheté la bande sonore.

Ne manquez pas ce film.  Et revoyez le 81/2 de Fellini.  Je verrai l’expo qui lui est consacrée au Jeu de Paume à Paris.  À suivre.

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