Her name was ANNA PIAGGI.

Everyone involved with Fashion knew her or about her.  She was an Icon.

She passed away last week, way in her 80′.

An excentric you say?  She probably invented the word herself!

She was Karl Lagerfeld Muse for many years and were bond by a true friendship. She was a regular collaborator to VOGUE ITALIA and more, much more.

Her husband Alfa Castaldi, a photographer, helped her staging photos like paintings.  And not muttering a word when she was coming home with more clothes or a new hat.

A Saint, indeed…

Ses doubles pages dans le Vogue Italia dopaient les couturiers de la planète depuis presque vingt-cinq ans. Comment une jeune femme si classique, disparue ce mardi, est devenue l’une des figures les plus excentriques de la mode. Portrait au petit point.

Ce matin­-là, dans son appartement du quartier de Sant’Ambrogio à Milan, Anna Piaggi était aussi blanche qu’une page vierge. Elle avait enfilé, sur un petit déshabillé pantalon ourlé d’une fine dentelle de Calais, la tenue cabine d’une certaine Sibylle, ancien mannequin de la maison Chanel. Seule la casquette Liberty, piquée de fleurettes acidulées, était délicatement assortie à sa mèche crantée bleu de Prusse. « La couleur de mes cheveux ? L’effet du hasard, d’une réaction chimique inattendue que j’ai assumée il y a longtemps avec bonheur et légèreté », annonce celle qui a tissé, tel un licier, les tendances et les mots, a bétonné des amitiés précieuses dans une bulle arty où le bluff est souvent cousu main. Bien au­-delà des apparences. Ses chapeaux montés comme des tours de Babel ont-­ils longtemps défrayé la chronique ? Ses bibis posés sur le coin de l’œil amusent-ils encore la galerie ? « Je n’ai jamais cherché à épater quiconque, précise-­t­-elle, le chapeau ne fait qu’achever le profil d’une silhouette. Dans la mode comme dans l’image, tout est une question de contours. »
L’appartement d’Anna Piaggi, qui ne peut égratigner que les esprits étriqués, abrite des souvenirs hétéroclites d’une vie « bohémienne » dédiée à la culture qu’elle menait avec son mari, le célèbre photographe Alfa Castaldi. Soigneusement empilées sur un mobilier anglais d’époque Art nouveau, les archives, reines des lieux, toisent deux chesterfields qui cachent leur âge sous une peau de tigre ou un tissu camouflage. Au mur, un portrait de Sarah Bernhardt veille sur cette univers bigarré composé, au jour le jour, par celle qui inspire encore les talents d’aujourd’hui.

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