Je suis lasse… Que dire d’autre.

Ce départ de l’être aimé, ce vide et cette vie qui continue sans lui fait de moi un être en attente, une contemplative.  Je suis dans l’inaction.  Ou plutôt, je “fonctionne” au besoin.  Un bouton que je tourne à “on” lorsqu’on attend quelque chose de moi.

Nous avions un bel avenir, des projets ensemble.  Une vie à deux.  À plusieurs puisqu’il y a la famille et les amis.  Ceux d’avant et les nouvelles belles personnes qu’il m’a laissées en quittant.

Reste la vie… Et mon chien.  Important pour moi puisque c’est le seul être qui dépend de moi maintenant.  C’est mon chien, ma responsabilité, mon souci et ma joie.  Mon petit compagnon terriblement gâté et tendre.  Celui qui me fait une fête quand j’arrive et qui dort au pied de mon lit.  Celui qui s’approche de moi lorsque les larmes jaillissent le soir, parfois, pour un rien.  Une petite révolte salée.

J’ai donc passé quelques jours à Québec, ma ville.  Chez mes amis Jules et Louise, les mêmes qui étaient là lorsqu’il est parti.  Et un dimanche avec mes cousins retrouvés.  Moment de douceur, longue marche sur la grève, le St-Laurent retrouvé.

J’ai redécouvert mon fleuve, cette merveille à qui j’ai tourné le dos après avoir vécu tant d’années en l’ayant sous les yeux sur la Terrasse Dufferin, à St-Nicolas ou à l’île d’Orléans.  Ingrate que je suis.  Je me promets de réparer ça l’an prochain en faisant la route 132 jusqu’à Gaspé.  Loin, loin.  Pour remplir mes yeux, mon coeur et mes poumons de cet air du Québec qui a fait de moi ce que je suis, de cette terre en bois debout qui me sert parfois de modèle lorsque le vent souffle trop fort.  Pour me rapprocher de lui aussi qui aimait le Québec et ses paysages.

Quelques photos banales prises à St-Antoine de Tilly, sur la rivière Chaudières, à St-Pierre-les-Becquets.  Moments figés pour me rappeler qu’il y a bien un été, un dégel, un renouveau après les intempéries.

Il pleut beaucoup cet été.  Ça doit être que le ciel pleure avec moi son départ…

Un Commentaire

  1. Je ne sais quoi dire, pour ne paraître indiscret ou prétentieux, sauf peut-être que vos mots sont jolis et touchants.

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